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La révolution non violente de la conscience citoyenne 1/3

 

La révolution non violente de la conscience citoyenne passe par l’abandon des croyances obsolètes qui prédominent et conditionnent notre vie. Le phénomène El Nino de la conscience humaine a fait son apparition. Dianne Collins, Do You Quantum Think

Croire ou ne pas croire?

Croire ou ne pas croire? Telle était la question.

Oui en vérité ce n’est plus la question car ces deux options sont largement dépassées aujourd’hui.

Une nouvelle conscience

Pourquoi croire ou ne pas croire est obsolète? Une nouvelle conscience est en train d’émerger un peu partout dans le monde et dans de nombreux domaines en même temps:

► Politique,

► Economique  et social

► Education

► Santé

►Scientifique

► Sciences humaines dont la religion

Cette nouvelle conscience dont je parle c’est celle qui ose remettre en cause les paradigmes que nous avons absorbés comme des éponges depuis des siècles.

C’est quoi un paradigme ? C’est quoi une croyance?

Un paradigme c’est une façon de voir les choses. C’est un modèle soutenu par un ensemble de croyances, d’observations ou de faits.

Fondamentalement, une croyance c’est une idée ou un concept auquel on adhère. L’idée ou le concept doit nous paraître juste ou intéressant pour qu’il y ait adhésion. Il est fréquent que l’idée ou le concept soit soumis ou validé par une autorité qu’elle soit religieuse, politique, éducative ou scientifique et si on adhère à l’autorité on adopte facilement la croyance ou le paradigme qui l’accompagne.

La très grande majorité des croyances que nous avons, et que nous vivons, ont été soumises par des autorités et nous les avons acceptées comme vraies sans avoir été vérifiées.

En fait, croire ou ne pas croire ce sont les deux faces d’une même pièce. Croire au destin par exemple c’est une face. Ne pas croire au destin sous entend une autre croyance qui peut-être par exemple croire au hasard et c’est l’autre face de la pièce. Les deux sont des croyances opposées sur une même sujet mais remarquez que les deux ne sont néanmoins que des suppositions, des hypothèses ou des interprétations.

Chaque personne aura sans aucun doute des preuves que sa croyance est vraie, car chaque croyance agit comme un filtre qui retient les informations qui correspondent ou qui s’accordent à la croyance.

Pourquoi avons-nous tant besoin de croire ? Comme disait Albert Einstein la nature a horreur du vide, sans doute tentons-nous de remplir ces inconnus qui nous donnent le vertige :

D’où venons-nous ?

Où allons-nous ?

Qui sommes-nous ?

Pourquoi sommes-nous ici ?

Quel est le sens de notre vie?

Une mauvaise réponse vaut peut-être mieux que pas de réponse du tout. Ou bien, comme dans un labyrinthe, la meilleure façon d’en sortir c’est d’essayer différentes impasses pour finalement trouver le bon chemin. La croyance nous rassure, nous donne une donnée stable sur laquelle s’appuyer pour avancer. Ce n’est pas mauvais en soi pour autant que l’on garde à l’esprit que notre croyance n’est pas une vérité absolue et qu’il n’y a rien de mal à l’abandonner si elle est erronée ou en changer si on en trouve une meilleure.

Nous sommes tous de grands fabulateurs

Le problème principal d’une croyance, c’est de la tenir pour vraie. Parfois c’est conscient comme par exemple d’avoir choisi de croire à la destinée et parfois c’est une croyance apprise de l’éducation ou de la culture donc elle est invisible. Dans les deux cas la croyance agit comme un filtre à travers lequel nous regardons la vie. Ce qui veut dire que nos filtres teintent ou déforment la réalité.

Si on examine le passé et l’histoire de notre humanité,  qu’est ce qui est vrai? Sommes-nous le hasard d’une évolution chère à Darwin? Sommes-nous l’oeuvre d’un créateur qui nous a créé à son image? Cet univers est-il né d’un big bang tout à fait par hasard ou bien y a t-il une intelligence créatrice derrière tout ça?

Notez en passant que selon à quoi on adhère nos sensations ne sont pas du tout les mêmes. Chaque croyance engendre un ensemble de sensations, d’impressions et d’émotions. En réalité, nous ne savons pas grand chose du passé. C’est dans ce sens que nous sommes des fabulateurs qui essayons de donner un sens à notre existence.

Si nous nous projetons dans le futur, nous pouvons avoir des croyances diverses: apocalyptiques pour certains, paradisiaques pour d’autres en passant par la conviction du néant, croyance qui donne un peu froid dans le dos si on imagine ce concept,  mais en réalité on ne sait rien du tout non plus du futur, ce ne sont que des projections, des extrapolations, des fabulations.

En regardant le présent, nous sommes partagés et divisés:

► sur notre façon de vivre ensemble, avec quel modèle social : droite versus gauche

► sur notre façon d’éduquer nos enfants: gavage versus découverte

► sur notre façon d’analyser et de traiter les maladies: microbes & virus versus terrain

► sur notre façon de lire le monde dans lequel nous vivons : évolution versus créateur

► sur notre véritable nature: poussière ou divine

Mais, mais, mais et c’est là la bonne nouvelle,  nous sommes en train de prendre conscience de notre nature fabulatrice et de sortir doucement de cette dualité qui caractérise notre humanité. Quels en sont les signes ? Sur l’ensemble des points évoqués, le dénominateur commun est la volonté de reprendre notre vie et notre vision du monde en main

Après l’avoir confié, pendant de nombreux siècles, entre les mains des autorités, quelles soient de nature religieuse, politique, éducative ou scientifique, nous sommes de plus en plus nombreux à penser par nous mêmes et à décider ce que nous voulons être et quel futur nous voulons sur notre planète, tout en acceptant de faire notre part de colibri*.

Le film « Demain » de Cyril Dion et Mélanie Laurent, sorti en 2016, nous montre le début de cette nouvelle histoire que nous sommes en train d’écrire en tant que citoyens du monde. Nous allons voir les avancées citoyennes qui sont faites dans le domaine de la politique, de l’éducation, de la santé et du bien être et aussi du domaine scientifique qui est à mon sens celui qui a pris le plus de liberté en matière de nous avoir fait prendre des vessies pour des lanternes… je veux dire nous faire passer (croire) des hypothèses pour des réalités.

* cela fait référence à l’histoire d’un colibri qui lors d’un incendie dans la forêt fait un va et vient avec ce qu’il peut emporter d’eau.  Une biche qui le voit faire son manège lui demande ce qu’il fait et il répondit « je fais ma part ».

 Suite: les avancées citoyennes 2/3

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